« Je jure fidélité au roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge, et fidélité à toi, mon cher Polo. » Dans le salon de la reine de l’hôtel de ville de Tournai, au lendemain des élections communales de 2012, « Lulu » prête serment devant « Polo ». Pour la première fois, le couple formé dans le privé par Ludivine Dedonder, nommée à cette occasion échevine du Commerce et du Tourisme, et Pierre-Olivier Delannois, bourgmestre faisant fonction, batifole également dans la même maison du pouvoir, au collège communal de Tournai. « Et fidélité à toi, mon cher Polo. » Dans l’assistance, on s’amuse de ce tendre addendum, sauf quelques détracteurs
qui ruminent en silence. Ainsi la libérale Marie-Christine Marghem, alors Première échevine, manque de s’étrangler, elle qui rêve de se draper un jour de l’écharpe maïorale de Tournai et de rendre à la première capitale historique du royaume franc, à l’une des plus vieilles villes de Belgique, un peu de son lustre d’autrefois. Qu’il semble loin, le temps où, sur les planches de la Halle aux Draps, elle galvanisait le public aux côtés de Polo à l’occasion du « karaoké des...