« La puissance est l’angle mort de la gauche »
Ex-député fédéral, échevin à Verviers, philosophe et féru de relations internationales, Malik Ben Achour se réjouit du regain d’intérêt de la population pour la politique étrangère. Dans les mobilisations pour Gaza, il voit l’illustration d’un de ses credo : « La solidarité avec le proche passe par la solidarité avec le lointain. » Corollaire : la loi du plus fort ne s’impose pas si aisément, quoi qu’on dise. N’empêche, la gauche, pense-t-il, doit se ragaillardir en partant de quatre piliers : les datas et l’IA, l’énergie, les terres rares et la défense. Ce qui exige de nouvelles alliances. Et la production de bien davantage d’ingénieurs qu’aujourd’hui.