Le magazine qui raconte la Belgique
N° 35 Été 2026

L'été meutrier

Découvrir le n° 35
#RÉCIT

Le militant anversois de l’indépendance québécoise

Qu’ont en commun l’Ardenne, Fidel Castro et la mort d’un veilleur de nuit montréalais ? Une silhouette fantomatique à l’arrière-plan, dont la présence répétée ne peut être due au seul hasard. Du maquis ardennais à la lutte des indépendantistes québécois en passant par Cuba, voici le récit de la vie de Georges Schoeters, l’homme qui voulait tant marquer l’histoire.

N° 33 Hiver 2025
Journaliste
MILENA DE BELLEFROID
Montréal, automne 1963. L’homme à la barre est de taille moyenne, il porte une veste de sport gris foncé et des verres épais qui lui donnent l’air perpétuellement égaré. Les golfes sur ses tempes trahissent un âge plus avancé que celui des autres prévenus, à peine majeurs. Il s’appelle Georges Schoeters, il est né à Anvers le 20 avril 1930 et il est accusé d’avoir cofondé le Front de libération du Québec (FLQ). Ces derniers mois, ses bombes ont fait trembler la principale ville de la Belle Province afin de stimuler l’idée de l’indépendance du peuple québécois en s’attaquant aux symboles fédéraux. Les comparutions se suivent dans un climat houleux. Les felquistes refusent de témoigner en vertu de leurs principes, lesquels ne reconnaissent pas l’autorité canadienne. Ils se revendiquent prisonniers politiques et demandent l’intervention de la Croix-Rouge internationale. Quand Schoeters accepte finalement de parler, c’est à la condition de pouvoir prêter serment non pas sur les Évangiles mais sur la bible des oppressés :

Hiver 2025 N° 33

Acheter le n° 33

Toutes les parutions

Voir tout