Virage politique belge au Sahara occidental
Longtemps, la consigne était entendue dans tous les partis politiques belges : surtout, ne pas parler du Sahara occidental ! Trop compliqué. Trop sensible. À travers ce dossier aux implications gigantesques, avec effets géopolitiques en cascade, d’innombrables tiroirs s’ouvrent : nos rapports avec le Maroc, mais aussi avec les États-Unis et Israël, l’enjeu de l’immigration, la lutte antiterroriste, la question de la diversité à Bruxelles, le rapport au droit international, le caractère intangible ou non des frontières, la place des droits humains dans la politique étrangère, la conception de la puissance militaire dans un monde incertain… Mais le temps du motus et bouche cousue est révolu.
Et voilà que le morceau d’Afrique désertique, peuplé d’un demi-million d’habitants, théâtre d’un vieux conflit aux relents de guerre froide, met toute la Belgique politique en ébullition.
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Printemps 2026 N° 34
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