{"id":7437,"date":"2026-06-23T08:00:44","date_gmt":"2026-06-23T06:00:44","guid":{"rendered":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/?p=7437"},"modified":"2026-08-28T16:36:19","modified_gmt":"2026-08-28T14:36:19","slug":"le-tueur-fou-de-mouscron","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/","title":{"rendered":"Le \u00ab&#8239;tueur fou&#8239;\u00bb de Mouscron"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Du 12 ao\u00fbt au 24 septembre 1992, la cit\u00e9 des Hurlus s\u2019est transform\u00e9e <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">en cit\u00e9 de la peur. Parce que quelqu\u2019un y tirait, la nuit, sur celles et ceux que son chemin croisait. Quatre victimes, dont un mort, en un mois <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">et demi. De quoi installer une v\u00e9ritable psychose. Avant que surgisse <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">la stupeur<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">\u2009<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">: le \u00ab<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">\u2009<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">tueur fou de Mouscron<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">\u2009<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">\u00bb \u00e9tait un gars de la ville. <\/span><span style=\"font-weight: 400;\"><br \/>\n<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">Un gars de dix-sept ans. Trente-quatre ans plus tard, beaucoup pr\u00e9f\u00e8rent ne pas rouvrir ce sinistre chapitre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">La rue du Levant est assez courte, \u00e9troite et pentue, en sens unique en descendant de la chauss\u00e9e du Risquons-Tout. Elle est bord\u00e9e d\u2019un c\u00f4t\u00e9 par des garages et de l\u2019autre par des maisons serr\u00e9es les unes contre les autres, toutes petites sauf une, au milieu, prot\u00e9g\u00e9e par un portail m\u00e9tallique, entour\u00e9e d\u2019un joli jardin et comme plac\u00e9e l\u00e0 par erreur, parce que c\u2019est la seule villa parmi des maisons qui ont d\u00fb \u00eatre toutes ouvri\u00e8res. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, un long b\u00e2timent rappelle l\u2019histoire industrielle de la ville avec, encore coll\u00e9 au-dessus de l\u2019entr\u00e9e, un panneau <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Volksverheffing, <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">le nom de ces soci\u00e9t\u00e9s coop\u00e9ratives fond\u00e9es d\u00e9but <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">xx<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">e<\/span><span style=\"font-weight: 400;\"> si\u00e8cle par le Parti social-chr\u00e9tien flamand (le CVP) et d\u00e9di\u00e9es aux classes populaires, avant de fermer boutique dans les ann\u00e9es 1960.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">En cette fin mai 2026, sous la chaleur qui matraque, la rue du Levant somnole. Personne n\u2019y passe, \u00e0 part l\u2019une ou l\u2019autre voiture descendant lentement vers la rue du Nouveau Monde. Il y a bien ce morceau de vieux toboggan en plastique vert et rouge qui tra\u00eene, sur le trottoir, c\u00f4t\u00e9 garages, et ce ruban de s\u00e9curit\u00e9 pos\u00e9 par les pompiers, apparemment il y a un bon moment, qui pendouille devant une fa\u00e7ade, sinon la rue du Levant semble sans histoire. Et elle est d\u00e9serte.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Comme elle l\u2019\u00e9tait le soir du 12 ao\u00fbt 1992, quand Carine Moerman, vingt-cinq ans, s\u2019y est pris une balle dans le dos, \u00e0 bout portant, alors qu\u2019elle rentrait chez elle apr\u00e8s avoir bu un verre \u00e0 la brasserie Lode, dans le quartier du Nouveau Monde, quelques centaines de m\u00e8tres plus loin. Carine Moerman en a r\u00e9chapp\u00e9 sur un coup de chance\u2009: l\u2019arme utilis\u00e9e par son agresseur s\u2019est enray\u00e9e apr\u00e8s le premier tir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">La rue des Combattants, \u00e0 dix minutes de l\u00e0, est plus longue. Proprette aussi, malgr\u00e9 le chantier qui l\u2019obstrue quand on l\u2019aborde en venant du centre-ville, mais avec des airs un peu d\u00e9sol\u00e9s, peut-\u00eatre parce qu\u2019elle donne sur la place du Tuquet, qui marque l\u2019entr\u00e9e d\u2019un quartier o\u00f9, si elle est chaleureuse, la vie a les \u00e9paules vo\u00fbt\u00e9es de ceux qui triment dur pour des revenus rarement \u00e0 la hauteur. Les maisons sont basses, un seul \u00e9tage souvent, avec des fa\u00e7ades de briques, parfois color\u00e9es, parfois \u00e9rafl\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">En cette fin mai 2026, sous la chaleur qui invite, la rue des Combattants voit des enfants jouer et des parents s\u2019asseoir sur le pas de porte. Quand une fillette tombe de sa trottinette, une m\u00e8re crie\u2009: <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab\u2009Je m\u2019en fous, je le savais, je te l\u2019avais dit, je m\u2019en fous, tant pis pour toi\u2009\u00bb,<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> et les larmes de la petite redoublent et se font bruyantes. La vie se voit et s\u2019entend, rue des Combattants.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Pas comme la nuit du 23 au 24 ao\u00fbt 1992, quand David Matton, seize ans, y a \u00e9t\u00e9 abattu d\u2019une balle dans la nuque, \u00e0 bout portant, alors qu\u2019il rentrait chez lui apr\u00e8s sa soir\u00e9e de travail \u2014&nbsp;il faisait la plonge \u2014&nbsp;au <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Relais de la Poste<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, un caf\u00e9 de la Grand-Place.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">La rue des P\u00e8lerins, \u00e0 une quarantaine de minutes, \u00e0 pied, serpente en pleine verdure, dans le quartier hupp\u00e9 du Bois Fichaux. Les vastes demeures y ressemblent \u00e0 des ch\u00e2teaux, clairsem\u00e9s derri\u00e8re leurs murs d\u2019enceinte et leurs domaines priv\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">En cette fin mai 2026, sous la chaleur qui fait clore les volets, on n\u2019y fait gu\u00e8re de rencontres. Une jeune joggeuse, deux cyclistes et quelques voitures qui ne peuvent se croiser que si l\u2019une d\u2019elles se d\u00e9porte sur le bas-c\u00f4t\u00e9. Marcher dans la rue des P\u00e8lerins, quand on n\u2019y appartient pas, doit tr\u00e8s vite \u00e9veiller les soup\u00e7ons.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Pas comme le soir du 11 septembre 1992, quand Th\u00e9r\u00e8se Van Braekel, cinquante-quatre ans, et sa fille, Nathalie, dix-neuf ans, voient un inconnu faire irruption dans leur villa \u2014&nbsp;qui, le hasard tout de m\u00eame, avait servi de d\u00e9cor l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente \u00e0 certaines sc\u00e8nes du film <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">C\u2019est arriv\u00e9 pr\u00e8s de chez vous<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. Elles s\u2019enfuient et se barricadent dans une chambre, mais il tire deux fois \u00e0 travers la porte, blessant au dos la jeune fille, puis d\u00e9tale puisque son flingue s\u2019est enray\u00e9, juste avant qu\u2019arrive la police, alert\u00e9e par Th\u00e9r\u00e8se.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Il y a trente-quatre ans, dans une ville comme Mouscron, soixante mille habitants, trois agressions par balle en un mois, dont une mortelle, le soir, c\u2019est le basculement dans un \u00e9tat de psychose. Aujourd\u2019hui, \u00e0 la terrasse de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019Inattendu<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, en face de l\u2019h\u00f4tel de ville, Daniel et deux potes, tous la soixantaine bien entam\u00e9e et la fa\u00e7on de parler un peu bougonne qu\u2019on partage de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re avec la France, \u00e0 un battement de cils, ont beau temp\u00e9rer \u2014&nbsp;<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab\u2009Bah, c\u2019est les m\u00e9dias qui ont exag\u00e9r\u00e9, y a jamais eu ce climat de terreur qu\u2019on a d\u00e9crit dans les journaux et les documentaires\u2009\u00bb <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">\u2014, les t\u00e9moignages d\u2019\u00e9poque convergent, notamment ceux recueillis par la RTBF pour son \u00e9mission t\u00e9l\u00e9 <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Faits divers<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> du 28 avril 1993\u2009: des policiers, des gendarmes, un chauffeur de taxi, une voisine des Van\u00a0Braekel, plusieurs jeunes, et l\u2019alors bourgmestre social-chr\u00e9tien Jean-Pierre Detremmerie racontent.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Une cit\u00e9 devenant fant\u00f4me d\u00e8s le soir tomb\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">La peur qui s\u2019installe, d\u2019autant plus que les trois agressions sont clairement li\u00e9es (m\u00eames balles, m\u00eame arme) et qu\u2019elles ne semblent motiv\u00e9es par aucun mobile, juste par l\u2019envie de tuer.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Les forces de l\u2019ordre qui redoutent de se faire tirer dessus pendant l\u2019enqu\u00eate \u2014&nbsp;men\u00e9e en civil \u2014&nbsp;et moins par l\u2019agresseur que par les citoyens ayant d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019armer pour se d\u00e9fendre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Les contr\u00f4les syst\u00e9matiques de quiconque circule seul dans les rues, la nuit.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Les fantasmes sur l\u2019auteur \u2014&nbsp;\u00ab\u2009c\u2019est un Fran\u00e7ais, c\u2019est forc\u00e9ment un Fran\u00e7ais\u2009\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">N\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 Daniel et \u00e0 ses deux comp\u00e8res, en cette fin d\u2019\u00e9t\u00e9-l\u00e0 s\u2019ouvre un tr\u00e8s sombre chapitre de l\u2019histoire locale. Un chapitre qui a pour titre <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Le tueur fou de Mouscron<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">La rue de Nieuport est longue d\u2019un gros kilom\u00e8tre. Elle part de la rue du Nouveau Monde, en haut, se jette dans la rue de Menin, en bas, et croise l\u2019avenue des Feux-Follets, en son milieu. Elle est bord\u00e9e de maisons de style lotissement assez r\u00e9cent, avec petits jardins devant, et d\u2019autres plus anciennes et plus menues. Il y a aussi l\u2019\u00e9glise du Bon-Pasteur, l\u2019arr\u00eat de bus des TEC <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Nouveau Monde\/Nieuwe Wereld <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">et un Mobir\u00eave Literie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">En cette fin mai 2026, sous la chaleur qui amortit jusqu\u2019aux sons, les passants saluent m\u00eame l\u2019inconnu. Des couples, qu\u2019on devine form\u00e9s depuis peu ou qu\u2019on voit unis depuis une vie, y cheminent lentement. Si on la scrute, la rue de Nieuport respire la qui\u00e9tude.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Pas comme \u00e0 l\u2019aube du 24 septembre 1992, quand police et gendarmerie bouclent le quartier et perquisitionnent toutes les habitations. C\u2019est dans le garage de l\u2019une d\u2019elles qu\u2019elles d\u00e9couvrent un vrai petit atelier de fabrication de munitions, qui correspondent \u00e0 celles utilis\u00e9es par <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">le<\/span><\/i> <i><span style=\"font-weight: 400;\">tueur fou<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. Qui l\u2019admet sans tergiverser\u2009: les agressions, oui, oui, \u00e9videmment, c\u2019est lui.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Pour autant, ce chapitre de l\u2019histoire de Mouscron ne se referme pas encore. On apprend alors qu\u2019une quatri\u00e8me agression a eu lieu\u2009: c\u2019\u00e9tait la nuit du 9 au 10 septembre, \u00c9ric Delemme rentrait sa voiture au garage, pas loin du centre-ville, quand un type a surgi de l\u2019obscurit\u00e9 et lui a tir\u00e9 dessus, le manquant \u2014&nbsp;la balle a effleur\u00e9 l\u2019un de ses coudes, \u00c9ric Delemme s\u2019\u00e9tant prot\u00e9g\u00e9 le visage en croisant les bras. Surtout, parce qu\u2019on d\u00e9couvre que <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">le tueur fou<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> n\u2019a que dix-sept ans et, il ne s\u2019en cache pas, il le revendique m\u00eame, il ne cherchait qu\u2019\u00e0 tuer. Comme \u00e7a. Pour le plaisir. Pour le principe. Pour le fait m\u00eame. \u00c7a aurait pu \u00eatre quelqu\u2019un d\u2019autre que Carine Moerman, rue du Levant, quelqu\u2019un d\u2019autre que David Matton, rue des Combattants, quelqu\u2019un d\u2019autre qu\u2019\u00c9ric Delemme, devant un autre garage, quelqu\u2019un d\u2019autre que Th\u00e9r\u00e8se et Nathalie Van Braekel, rue des P\u00e8lerins. D\u2019ailleurs, pour la derni\u00e8re attaque, il s\u2019\u00e9tait post\u00e9 \u00e0 <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019Optimiste<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, un bar situ\u00e9 en bordure du quartier, juste avant la verdure, et il s\u2019\u00e9tait dit\u2009: je tire sur le premier qui entre. Mais personne n\u2019est entr\u00e9. Et, agac\u00e9 d\u2019attendre, il est sorti. Et il a remarqu\u00e9 de la lumi\u00e8re chez les Van Braekel. Alors il a d\u00e9cid\u00e9 que c\u2019\u00e9tait l\u00e0 qu\u2019il tirerait. Qu\u2019il tuerait. M\u00eame s\u2019il n\u2019a jamais vu <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">C\u2019est arriv\u00e9 pr\u00e8s de chez vous<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, o\u00f9 \u00e7a bute aussi, all\u00e8grement, pour le plaisir de buter.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Dix-sept ans. Mouscronnois. Connu de plusieurs \u00e9coles et institutions du coin. Et pour cause\u2009: Arnaud Degezelle en a fr\u00e9quent\u00e9 tellement depuis le secondaire et la mort de son grand-p\u00e8re, qui l\u2019\u00e9levait. Il \u00e9tait unanimement reconnu tant pour son intelligence que pour son profil dangereux. Parce qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9 d\u2019un peu partout, qu\u2019il a vers\u00e9 de l\u2019acide tartrique dans les gobelets de camarades d\u2019\u00e9cole, qu\u2019il a construit des pi\u00e8ges \u00e9lectriques pour tuer des animaux, qu\u2019il a deal\u00e9 de la drogue, qu\u2019il semble insensible aux autres, \u00e0 la douleur qu\u2019il leur cause, qu\u2019il ne se lie avec personne. Des \u00e9ducateurs et des psychologues avaient alert\u00e9\u2009: ce gar\u00e7on ne va pas bien du tout. Un enseignant avait pr\u00e9dit qu\u2019il \u00ab\u2009finirait en prison\u2009\u00bb. Ses parents, le p\u00e8re contrema\u00eetre, la m\u00e8re m\u00e9nag\u00e8re, s\u2019inqui\u00e9taient de le voir si solitaire, enferm\u00e9 dans sa chambre, ne plus suivre de cours que par correspondance. Un gar\u00e7on un peu plus proche et passionn\u00e9 de plantes s\u2019\u00e9tonnait qu\u2019il l\u2019interroge obstin\u00e9ment sur la toxicit\u00e9 de telle ou telle esp\u00e8ce.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Mais personne n\u2019imaginait\u2009: primo, qu\u2019il se serait procur\u00e9 une arme\u2009; secundo, qu\u2019il aurait fabriqu\u00e9 des munitions (ce qui explique que son arme se soit enray\u00e9e deux fois sur quatre agressions)\u2009; tertio, qu\u2019il serait devenu <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">le tueur fou de Mouscron<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Comment les forces de l\u2019ordre sont-elles parvenues jusqu\u2019\u00e0 lui\u2009? Il leur avait envoy\u00e9 une lettre, comme pour les narguer. Il y endossait la responsabilit\u00e9 des faits, s\u2019en gargarisant, y joignant deux douilles et signant <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Fantomas<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. Grosse erreur\u2009: les enqu\u00eateurs localis\u00e8rent la bo\u00eete postale o\u00f9 l\u2019enveloppe avait \u00e9t\u00e9 gliss\u00e9e \u2014&nbsp;dans le quartier du Nouveau Monde, dont fait partie la rue de Nieuport. Et la perquisition aboutit au bingo.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Condamn\u00e9 \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 le 24 novembre 1993, Arnaud Degezelle n\u2019a jamais exprim\u00e9 le moindre regret. Durant les interrogatoires, avant son proc\u00e8s, et devant la cour d\u2019assises, il affichait une mine soit blas\u00e9e, soit arrogante, soit amus\u00e9e. Moins de vingt ans plus tard, le 8 d\u00e9cembre 2012, il est retrouv\u00e9 mort, dans son lit, \u00e0 la prison d\u2019Andenne, d\u2019une overdose, sans qu\u2019on sache s\u2019il s\u2019est agi d\u2019un accident, d\u2019un suicide ou d\u2019un homicide.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">En cette fin mai 2026, sous une chaleur qui pousse tout le monde \u00e0 traquer l\u2019ombre, toutes celles et tous ceux qu\u2019on aborde dans les rues de Mouscron pour \u00e9voquer ces six semaines funestes bottent en touche. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab\u2009Je ne sais rien de tout \u00e7a, je ne suis arriv\u00e9 ici qu\u2019il y a dix ans.\u2009\u00bb \u00ab\u2009Bah, c\u2019est beaucoup plus <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">hard<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\"> aujourd\u2019hui\u2009: on voit des gosses de 11 ans qui butent ou tentent de buter des plus petits qu\u2019eux.\u2009\u00bb \u00ab\u2009Vous n\u2019avez vraiment que \u00e7a \u00e0 faire\u2009? Ressasser le pass\u00e9\u2009? Le pass\u00e9 dramatique\u2009?\u2009\u00bb <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">Et ainsi de suite.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Nicolas Rooze, du service presse et communication de la ville, remet les choses \u00e0 leur place\u2009: <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab\u2009\u00c0 l\u2019\u00e9poque, j\u2019avais onze ans, donc je ne me rem\u00e9more les \u00e9v\u00e9nements qu\u2019avec des yeux d\u2019enfant. Mais je me souviens bien qu\u2019on nous interdisait de sortir jouer dans la rue le soir, ce qu\u2019on pouvait faire tranquillement avant. Et m\u00eame si beaucoup ne souhaitent plus \u00e9voquer l\u2019affaire aujourd\u2019hui, elle fait partie de l\u2019histoire de Mouscron.\u2009\u00bb<\/span><\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Mouscron, la cit\u00e9 des Hurlus, du nom de ces protestants calvinistes pers\u00e9cut\u00e9s par les catholiques durant le <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">xvi<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">e <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">si\u00e8cle et qui vir\u00e8rent bandits \u00e9cumant les campagnes de la r\u00e9gion \u00e0 coups de vols, de pillages et d\u2019actes violents \u2014&nbsp;tirant des hurlements \u00e0 leurs victimes, d\u2019o\u00f9 le nom <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Hurlus. <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">Ceux-l\u00e0 sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9s dans la ville tous les ans, le premier week-end d\u2019octobre. Parce qu\u2019ici, on sait conserver les traces de l\u2019histoire locale. Des christs et des madones au coin des rues, des noms d\u2019antiques commerces disparus sur les murs, une plaque comm\u00e9morative \u00e9grainant \u00e0 un bout de la Grand-Place le nom des victimes des deux guerres mondiales, une effigie de Jimi Hendrix un peu plus loin rappelant qu\u2019il est venu jouer le 5 mars 1967 au Twenty Club, mythique sc\u00e8ne rock aujourd\u2019hui disparue mais qui a vu performer aussi Ten Years After, Johnny Winter, Alvin Lee, les Kinks\u2026 Et devant l\u2019h\u00f4tel de ville, une statue en bronze d\u2019Alfred Gadenne, le bourgmestre assassin\u00e9 en 2017 dans le cimeti\u00e8re de Luingne, une localit\u00e9 de la commune.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Mais du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">tueur fou de Mouscron<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, de ces six semaines d\u2019effroi que Jean-Pierre Detremmerie, le pr\u00e9d\u00e9cesseur d\u2019Alfred Gadenne, pr\u00e9disait dans le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Faits Divers<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> de la RTBF, en 1993, qu\u2019elles balafreraient la ville pour toujours, plus un signe visible. Hormis <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019Optimiste<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, aucun des \u00e9tablissements plant\u00e9s sur le parcours des victimes d\u2019Arnaud Degezelle n\u2019existe encore. Aucune st\u00e8le \u00e0 la m\u00e9moire de David Matton. Et des souvenirs de cette fin d\u2019\u00e9t\u00e9 cauchemardesque \u00e9vapor\u00e9s. Ou minimis\u00e9s. Ou gard\u00e9s sous silence. Parce qu\u2019il y a des chapitres de l\u2019histoire qu\u2019on pr\u00e9f\u00e8re ne plus rouvrir. Comme les cicatrices.\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 12 ao\u00fbt au 24 septembre 1992, la cit\u00e9 des Hurlus s\u2019est transform\u00e9e en cit\u00e9 de la peur. Parce que quelqu\u2019un y tirait, la nuit, sur celles et ceux que son chemin croisait. Quatre victimes, dont un mort, en un mois et demi. De quoi installer une v\u00e9ritable psychose. Avant que surgisse la stupeur\u2009: le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":7438,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[],"auteur":[],"class_list":["post-7437","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-reportage"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Le &quot;tueur fou&quot; de Mouscron - Wilfried<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Le &quot;tueur fou&quot; de Mouscron - Wilfried\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Du 12 ao\u00fbt au 24 septembre 1992, la cit\u00e9 des Hurlus s\u2019est transform\u00e9e en cit\u00e9 de la peur. Parce que quelqu\u2019un y tirait, la nuit, sur celles et ceux que son chemin croisait. Quatre victimes, dont un mort, en un mois et demi. De quoi installer une v\u00e9ritable psychose. Avant que surgisse la stupeur\u2009: le [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Wilfried\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2026-06-23T06:00:44+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-08-28T14:36:19+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/bannieres-articles-site-2-2.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"2000\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"800\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Lisa\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Lisa\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"12 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"Lisa\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b536d59aa8a2f76adb1cca1e695f5484\"},\"headline\":\"Le \u00ab&#8239;tueur fou&#8239;\u00bb de Mouscron\",\"datePublished\":\"2026-06-23T06:00:44+00:00\",\"dateModified\":\"2026-08-28T14:36:19+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/\"},\"wordCount\":2532,\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/06\\\/bannieres-articles-site-2-2.jpg\",\"articleSection\":[\"Reportage\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/\",\"name\":\"Le \\\"tueur fou\\\" de Mouscron - Wilfried\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/06\\\/bannieres-articles-site-2-2.jpg\",\"datePublished\":\"2026-06-23T06:00:44+00:00\",\"dateModified\":\"2026-08-28T14:36:19+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b536d59aa8a2f76adb1cca1e695f5484\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/06\\\/bannieres-articles-site-2-2.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/06\\\/bannieres-articles-site-2-2.jpg\",\"width\":2000,\"height\":800},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/le-tueur-fou-de-mouscron\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Le \u00ab&#8239;tueur fou&#8239;\u00bb de Mouscron\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/\",\"name\":\"Wilfried\",\"description\":\"Le magazine qui raconte la Belgique\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kd6-37.dev\\\/client\\\/wilfried\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b536d59aa8a2f76adb1cca1e695f5484\",\"name\":\"Lisa\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/cc6560131b49132f16b9d85f1822caad78e3d7c069d2a2c846529e58b6780b95?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/cc6560131b49132f16b9d85f1822caad78e3d7c069d2a2c846529e58b6780b95?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/cc6560131b49132f16b9d85f1822caad78e3d7c069d2a2c846529e58b6780b95?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"Lisa\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Le \"tueur fou\" de Mouscron - Wilfried","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Le \"tueur fou\" de Mouscron - Wilfried","og_description":"Du 12 ao\u00fbt au 24 septembre 1992, la cit\u00e9 des Hurlus s\u2019est transform\u00e9e en cit\u00e9 de la peur. Parce que quelqu\u2019un y tirait, la nuit, sur celles et ceux que son chemin croisait. Quatre victimes, dont un mort, en un mois et demi. De quoi installer une v\u00e9ritable psychose. Avant que surgisse la stupeur\u2009: le [&hellip;]","og_url":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/","og_site_name":"Wilfried","article_published_time":"2026-06-23T06:00:44+00:00","article_modified_time":"2026-08-28T14:36:19+00:00","og_image":[{"width":2000,"height":800,"url":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/bannieres-articles-site-2-2.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"Lisa","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Lisa","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"12 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/"},"author":{"name":"Lisa","@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/#\/schema\/person\/b536d59aa8a2f76adb1cca1e695f5484"},"headline":"Le \u00ab&#8239;tueur fou&#8239;\u00bb de Mouscron","datePublished":"2026-06-23T06:00:44+00:00","dateModified":"2026-08-28T14:36:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/"},"wordCount":2532,"image":{"@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/bannieres-articles-site-2-2.jpg","articleSection":["Reportage"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/","url":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/","name":"Le \"tueur fou\" de Mouscron - Wilfried","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/bannieres-articles-site-2-2.jpg","datePublished":"2026-06-23T06:00:44+00:00","dateModified":"2026-08-28T14:36:19+00:00","author":{"@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/#\/schema\/person\/b536d59aa8a2f76adb1cca1e695f5484"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/#primaryimage","url":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/bannieres-articles-site-2-2.jpg","contentUrl":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/bannieres-articles-site-2-2.jpg","width":2000,"height":800},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/le-tueur-fou-de-mouscron\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Le \u00ab&#8239;tueur fou&#8239;\u00bb de Mouscron"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/#website","url":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/","name":"Wilfried","description":"Le magazine qui raconte la Belgique","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/#\/schema\/person\/b536d59aa8a2f76adb1cca1e695f5484","name":"Lisa","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/cc6560131b49132f16b9d85f1822caad78e3d7c069d2a2c846529e58b6780b95?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/cc6560131b49132f16b9d85f1822caad78e3d7c069d2a2c846529e58b6780b95?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/cc6560131b49132f16b9d85f1822caad78e3d7c069d2a2c846529e58b6780b95?s=96&d=mm&r=g","caption":"Lisa"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7437","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7437"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7437\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7440,"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7437\/revisions\/7440"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7438"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7437"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7437"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7437"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/kd6-37.dev\/client\/wilfried\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=7437"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}